Pour un lotus
Je marche dans les rues de Paris. Tête haute. Je m'appelle Jun et je suis japonais. Je suis grand, mince, noiraud. Je suis venu travailler à Paris pour apprendre le Français, il y a maintenant plus d'une année et demie. Je ne suis pas de retour au Japon. Paris est une ville faite pour moi. Je cherchais un travail de simple commerçant ou de guide pour japonais. Ça pouvait être sympa. Mais après quelques jours en tant que guide :
Flash-back :
Et encore ce médiocre bâtiment immonde que je présente pour la 6e fois depuis ce matin. Dites-moi, pourquoi tout le monde vient voir la tour Montparnasse quand ils passent à Paris. Tas d'immondices dans un quartier tout aussi laid.
Mais les touristes aiment ce bâtiment, célèbre pour les nombreux films tournés dans les couloirs de cette tour. J'explique avec un certain éc½urement l'histoire de la tour. Puis lorsque je me retourne, levant mon parapluie pour qu'il puisse le suivrent, un homme habillé d'un complet gris et d'une chemise blanche s'approche de moi.
« Jun, c'est ça ? »
« Oui, qu'est ce que je peux faire pour vous ? »
« Je fais partie d'une agence de mannequinat et je souhaiterais vous revoir ! »
« Me revoir ? »
« Oui, nous pourrions travailler ensemble ! »
« En tant que guide » demande-je naïvement.
Et d'un regard méprisant, il me répond en me lançant un regard de la tête au pied, s'arrêtant sur mes hanches et sur mon torse :
« Bien mieux que ça ! »
Il me tend une petite carte et me dit :
« Appelez-moi ce soir quand vous finissez vos visites ! »
« Mais, ma dernière est à 00h00 ! »
« Pour moi, il y n'a pas de problème, mais serez-vous un peu fatigué » me dit-il sur un ton de défi.
Il tourne les talons et repart comme il était venu. J'ai rarement entendu dire que des gens du mannequinat recrutaient en plein rue. Mais la curiosité me pousse à l'appeler en fin de journée.
On se donne rendez-vous le lendemain dans un des restaurants les plus chics de Paris, « il payera » m'a-t-il dit avant de raccrocher. Je reste assis sur le banc devant la tour Eiffel à réfléchir à ce téléphone.
Il est 19h00, le lendemain de ce coup de téléphone, j'ai demandé d'arrêter les visites aujourd'hui plus tôt. Je rentre de mon rendez-vous avec M. Dupuis, l'homme qui m'a abordé dans la rue. J'ai un contrat de deux ans pour cette agence. Je gagne plus de 8'000 ¤ par mois et il m'a même averti que si ça marchait bien pour moi, ça doublerait en moins d'une année.
Enfin, je commence mon boulot samedi et. Je poserais pour Calvin Klein. Quand je lui demande pourquoi il a besoin d'un asiatique, il me regarde à nouveau avec son air méprisant et a répondu : « buisness » et a continué de parler de mon nouveau job ! Il m'a averti que ça ne serait pas toujours facile, mais que vu mon physique, le régime ne serait pas nécessaire. Ça m'a fait rire et lorsque je me suis arrêté, il m'a affirmé :
« Je ne suis pas sûr que ça soit drôle ! »
Fin Flash-back.
P.O.V. Timo :
Je me balade dans la rue, un type fait toutes les affiches et je dois l'avouer, il n'est pas moche du tout...
Grand, brun asiatique, androgyne mais... Il embrasse un mec sur l'affiche, j'avoue que ça ne me plait pas tant que ça finalement... Une jalousie incomparable pour un inconnu !!
Pourquoi eux ils s'affichent et ne se font pas juger ?! Pourquoi mon père est-il homophobe ?! Pourquoi ma mère est dépendante de lui ?!
Je suis dépendant de mon "travail", fleuriste --', dans un sens c'est bien j'ai la paix, mais je peux pas mater.. Bah oui, vous avez vu des mecs chez le fleuriste vous ?? Bah moi je peux vous dire que c'est rare...
Je suis en pause, je me balade dans Paris, c'est vraiment beau dans les jardins...
Être fleuriste, ça ne vous change pas, au contraire !
Je continue mes études de droit, mais personne ne me les payes --' avec des parents homophobe il faut bien se débrouiller..
Des parents s'activent avec leurs enfants, il est 13h30 et ils doivent reprendre l'école, une famille à priori parfaite mais sans montrer ses défauts.
Il y a aussi des couples qui se tiennent la main, qui rient, qui s'embrassent... Pourquoi moi j'n'ai pas le droit à l'amour ?! Pourquoi moi quand je trouve quelqu'un, il est déjà pris ?! Pourquoi moi je suis gay et eux hétéro?!
Je réfléchis à ça et me dit qu'après je ne dois pas être tout seul et qu'il y a pire que moi...
Mais pourquoi fais-je partis de ceux qui ont des parents homophobes ?!
Après tout... peut-être que je me débrouille mieux sans eux !!
«Attention jeune homme !!»
Je me retourne et vois une femme avec un sac de course plein, je lui prends un des sacs et lui propose mon aide qu'elle ne refuse pas...
Elle doit avoir 25ans, elle est brune, les cheveux lisses et plats, à des yeux vert émeraude et est habillée d'un jean slim noir et d'un T-shirt moulant vert pomme.
Nous arrivons devant un bâtiment assez haut, elle rentre une clé me remercie d'un sourire reprend son sac et me dit au revoir avec un grand sourire.
Il y a des gens bizarres, plutôt normaux dirait-on, mais aujourd'hui, ce qui est normal est un jugement homophobe, raciste et si nous ne le sommes pas nous sommes différents...
La tolérance ne fait pas partie de la moitié des gens, pourquoi tant de haine ?! Je me pose beaucoup de question, mais aucunes n'a de réponses !!
Je retourne au magasin et vois de nombreuses voitures aller en direction de la tour Eiffel, nous ne sommes pas en période de vacance ?!
Pourquoi tant de monde s'affole à y aller ??
De toute façon, je l'ai visitée tant de fois, je ne vais pas recommencer et ma pause est finie !!
Je vais retourner dans ce monde fleuri de toutes les couleurs, j'ai intérêt à activer, j'ai une livraison de rose dans 2 heures ...
J'ai demandé une fleur spécial pour moi, parce qu'elle est symbolique, parce qu'elle me plait.
J'ai demandé au livreur de m'apporter une rose noire s'il pouvait, il m'a dit qu'il n'y avait aucun problème.
Cette fleur est magnifique, on dirait peut-être que je suis romantique et un tantinet féminin mais non. C'est une fleur qui me plait autant en dessin qu'en vrai.
Elle est mystérieuse et garde toute sa beauté, indescriptible c'est tout.
Un homme rode autour de la place, il a l'air stresser, j'ai l'impression de l'avoir déjà-vu..
Qui est-ce ?!
P.O.V. Jun :
Je cherche un fleuriste depuis au moins dix minutes. Ils se sont ligués contre moi. Pourquoi AUJOUR'HUI, j'en trouve pas ? Expliquez-moi le pourquoi du comment !!! Le jour où j'ai un rendez-vous, bien sur, je trouve pas de marchant. Ah, je vois une inscription : « fleur » là-bas ! Je m'approche et... « Fermé » Je pousse un hurlement de désespoir. Une femme qui passe me dévisage. Je détache mon gilet gris Dior – eh oui, je peux me le permettre – et le retire. Je le fourre dans mon sac – aussi Dior. Il me reste donc que ma chemise argentée entrouverte. Je me remets en marche en direction de la tour Eiffel, ou j'ai rendez-vous. J'espère trouver un fleuriste, dans une ruelle, dans laquelle se trouvent plusieurs boutiques chics avec Jun – moi-même – en affichage.
Flash-Back :
« Merci Johnatan, pause ! Jun, à toi ! »
Je me lève, à torse nu, de mon fauteuil – très confortable, ma foi – et m'avance vers l'endroit de la pièce où tout est blanc. Je m'assois simplement sur le cube au milieu de cette partie. Mais le photographe me dit toute suite :
« Johnatan, reviens ! »
Je me relève et pour laisser la place à Johnatan, mannequin professionnel, mais seulement d'une vingtaine d'année, je me dirige vers mon fauteuil.
« Jun, toi, tu reste là ! C'est ta première fois, n'est-ce pas ? »
Je hoche simplement la tête.
« C'est parfait, j'ai besoin d'une photo à deux mannequins masculins. Tu iras très bien avec Johnatan. »
Johnathan est un homme d'une beauté rassurante, des yeux mystérieusement attirants et une bouche d'une provocation peu commune pour les hommes. On se regarde, son regard froid, se change rapidement en un regard plein d'envie et de désir.
« Parfait John, ton regard ! »
Je tourne la tête vers Johnatan et il m'embrasse subitement. J'ouvre des yeux énormes et quand le photographe commence ses photos, je me rends compte que c'est le but de mes premières photos. Je ferme les yeux et essaye de me procurer le plus de plaisir et de le faire passé sur la photo. Il entrouvre la bouche et je comprends l'invitation. Je commence une entrée en douceur dans sa bouche. Il passe ses mains dans mon dos et moi, en essayant de paraître naturel, je pose les miennes sur ses hanches aussi nues que les miennes. Je sens ses mains arrivées à mon entrejambe. Je me raidis légèrement et le photographe nous coupe :
« Jooohn ! On ne fait pas de photos pour un journal gay aujourd'hui ! STOP ! »
Il retire sa bouche et regarde le photographe :
« Et alors ? »
« Reprenez, sans aller plus loin ! »
Fin du Flash-Back :
Je déambule toujours dans Paris. Le soleil ne brille plus, caché par les immeubles m'entourant. C'est triste que du gris. Partout. Après avoir marché encore plusieurs minutes, je trouve ENFIN un magasin ouvert. Sur la porte d'entrée, il est marqué : « Ouvert tous les jours ». J'essaye d'ouvrir, mais la porte est fermée à clé. Ouvert tous les jours... Mon cul oui ?! Mais en regardant mieux l'affichette de la porte, au-dessous, il est marqué, « De retour dans une minute ». Mon jour de chance... Je me retourne et vois un banc de l'autre côté de la rue. Je vais m'y asseoir en attendant que quelqu'un veuille bien ouvrir cette porte. J'attends encore une dizaine de minutes. Puis, un jeune homme ressemblant étrangement à Johnatan arrive.
P.O.V. Timo :
Un homme rode autour de la place , il a l'air stressé, j'ai l'impression de l'avoir déjà-vu..
Qui est-ce ?!
Il est devant le fleuriste et semble impatient... Je sens que je vais encore m'en prendre plein la tête moi.
Il me regarde comme dans le vague, j'ai une tache sur le visage ?!
Je lui passe devant et ouvre la porte, il rentre à l'intérieur après un temps de réflexion de quelques millisecondes...
Je lui fais un grand sourire qu'il se force à me rendre, bah dans ses cas là ne répond pas hein, te gâche pas la figure avec ce "sourire" !!
Je me dirige derrière le comptoir et regarde dans la vitre qui pour l'instant présent me sert de miroir.
Je n'ai rien sur le visage. O_o Pourquoi il me regardait comme ça alors ?!
Il arrive vers moi, avec une tête gênée...
«Euh un lotus, vous avez ?»
«Oui mais c'est cher vous savez...»
«Je peux me le permettre et ça me rappellera chez moi ^^»
«D'acco...»
Je ne peux finir ma phrase un klaxon provenant de derrière me coupe.
«Une livraison de roses, euuh...vous restez en magasin où vous me suivez, libre à vous de choisir ?»
«Je vous suis ^^»
Il me suit et je vois le livreur sortir de sa camionnette un petit bouquet caché dans les mains, il me le tend, je le prends et l'ouvre discrètement. C'est ma rose, la rose noire, j'ouvre un peu plus et en voit une deuxième O_o
«Mais... mais il y en a deux O_o»
«Oui je sais ^^»
Je prend les deux et les regarde, peut-être me prendra-t-on pour un fou.
Ces fleurs sont magnifiques et m'intriguent, je n'y peux rien.
Le livreur a pris les caisses de roses et les dépose dans l'arrière-boutique.
Le client me suis et je déballe les caisses.
«Euh excusez-moi votre lotus est pressé ? »
«Non pas énormément, prenez votre temps ^^'»
«D'accord.»
Je prends les roses un par une et les disposes dans les seaux.
Le client me regarde avec attention, enfin me regarde --'
C'est une façon de parler...
Mon cul à l'air de le passionner beaucoup O_o.
Il me rappelle quelqu'un, du déjà-vu..
Vous connaissez cette sensation d'avoir déjà-vu quelque chose, ou quelqu'un ?
C'est exactement ce que je ressens, je ne sais pas ou du moins plus où je l'ai vu.
Il a des trais fin, un visage d'ange, il est asiatique, grand et mince. Il porte des vêtements de marque et pas les plus données... Je ne sais plus où je l'ai vu, ce visage doux, ce visage d'ange, son visage...
«Euuh, vous vous appelez ??»
«Tutoies-moi --' on dirait que j'ai la cinquantaine..»
J'esquisse un sourire et attend la réponse à ma question
«Jun et toi ?»
« Timo ^^»
«Ok =)»
Les caisses sont rangées, les seaux sont disposés dans les rayons, je vais servir son lotus à Monsieur Jun =)
Nous nous dirigeons vers le magasin, mais je prends les pieds dans quelque chose et manque de m'écrouler en arrière. Jun me rattrape et me remet debout, il a les mains douces...
P.O.V. Jun :
Oula, il a eu du bol, le petit. Sans moi, il serait tombé !!! À part ça, Timo est vraiment sexy. Je suis vraiment attiré.
Flash-Back :
« Ton maquillage est parfait, Johnatan, toi et Jun vont pouvoir monter sur le podium !!! Deux par deux, je vous le rappelle ! »
Je me regarde une dernière fois dans le miroir ! C'est bien moi, Jun, 19 ans, célibataire et étranger. Mais je ne me reconnais pas. Moi qui, il y a environ six moi étais devant la tour Montparnasse a présenté des bâtiments pourris, maintenant, je suis là, dans cette immense loge à attendre mon tour pour passé sur le podium en compagnie de Johnatan. Il est toujours été là depuis mon arrivée. Son attitude absente envers moi m'attire comme me dérange.
Je ferme les yeux pour encrer mon visage dans ma mémoire. Mes yeux sont très maquillés avec du khôl, mes lèvres ont été légèrement retouchées avec un rouge à lèvre presque de la même couleur que mes lèvres. Les coiffeurs m'ont mis un peu de gel dans mes cheveux raides d'asiatique. Je suis encore plus androgyne que ce que je suis d'habitude.
Je rouvre les yeux, derrière moi, John me regarde d'un air approbateur. Je prends ce regard pour un « c'est vrai que t'es très attirant comme ça Jun ! » Mais je crois que c'est surtout ce que je voudrais qu'il me dise. Je me retourne et j'entends quelqu'un crier depuis le couloir pour le podium :
« JUN, JOHNATHAN, dans 30 secondes. »
Je me dirige vers ce podium avec Johnatan. Son regard a déjà changé. Désir et envie y prennent place. C'est son moyen de séduire. Et ça m'a aussi séduit !
C'est à nous. Je retiens mon souffle, refais dans ma tête les mouvements de bassins que je dois faire tout du long pour que ma marche soit impeccable ! John, se lance avant moi. Je le suis de près. Mais pas trop pour ne pas être dans son ombre qui est très grande, vu son charisme. Je finis mon allé vers les photographes. Le crépitement des appareils photos me donne presque la chair de poule. Mais c'est pas le moment de faiblir. On est presque à la fin de notre « tour ». FINI !
On marche le long du couloir pour revenir à notre loge commune. On passe devant la loge de maquillage coiffage, on nous félicite tout du long. Les gens sont enchantés de nous. On arrive enfin dans notre loge. John me laisse entrer avant moi. Il referme la porte sur moi et me dit du ton le plus doux qu'il puisse – pour quelqu'un d'autre, je vous aurais dit qu'il était méprisant, mais venant de lui... :
« Magnifique, Jun, t'as simplement été magnifique. »
Je lui réponds par un petit sourire de coin. Il s'approche de moi lorsque je me retourne pour aller m'asseoir. Et je vois à travers le miroir devant moi, qu'il s'approche de moi, sourire sincère aux lèvres - pour une des premières fois depuis qu'on se connaît. Il se colle à moi et me dit :
« Faut dire que tu es toujours absolument magnifique. »
J'avale ma salive difficilement. Il entoure mes hanches de ses bras et me fait quelques bisous sur l'épaule. Je le laisse faire tout en le regardant dans le miroir, Il remarque que je l'observe. Relève la tête, me retourne, repasse derrière moi, et me dit doucement :
« Laisse-toi faire ! » et dans un murmure presque inaudible, « Ferme les yeux et détends toi ! Je ne te veux aucun mal... »
Je ferme alors mes yeux et me détends petit à petit sous ses baisers qui se sont redémarrés sur mon épaule. Puis ils montent dans mon cou, me laissant deviner où ils finiront. Ses mains s'affairent à me détacher la chemise noire que je porte. Lorsqu'il l'a enlevé. Il se détache de moi. J'ouvre les yeux pour voir où il est passé. Mais il est déjà en face de moi. Il s'approche de moi :
« Chuuuut ! » articule-il en me refermant les yeux de ses long doigts fins.
Je ne les laisse pas fermer longtemps et ouvre la bouche pour parler, mais sans que je ne puisse négocier quoique ce soit, il s'empare déjà de mes lèvres. Il commence un léger baiser et se retire. Mécontent, je rouvre les yeux, mais il s'exprime avant moi :
« Pour personne d'autre, pas pour le photographe, ni pour l'agence. Seulement pour toi ! »
Je voudrais répliquer, mais il reprend mes lèvres et commence à entrouvrir la bouche me laissant choisir si oui ou non je veux y entrer. Je souhaite tout d'abord lui parler. Je me retire et ouvre encore une fois, la bouche pour m'exprimer. Mais lui, plus rapide que moi :
« J'ai compris, désolé. »
Ses yeux redeviennent aussi durs et méprisants qu'avant. Quand je pourrais enfin aligner deux mots, je ne le fais pas et renoue le lien de nos lèvres. D'abord surpris, il ouvre ensuite la bouche, cette fois, sans réfléchir, je m'infiltre en lui sans discuter. Notre baiser devient de plus en plus intimidant. Je m'arrête en douceur et lui dit :
« Je peux parler maintenant ?! »
« Non, pas avant qu'on ait fini ! »
« Fini quoi ? »
« Notre repas de famille peut-être ! »
« ... »
« Notre baiser, banane... »
« Il n'est pas fini ? »
« Alors peut-être plus qu'un simple baiser ! »
J'en n'attendais pas plus comme réponse et fonce sur lui en ouvrant mes bras. On s'écroule sur le canapé installé sur le bord de la loge. Je suis à califourchon sur lui. Il ouvre les yeux, se dégage vivement de mes lèvres et me dit :
« C'est plus de l'envie, c'est... »
Il ne finit pas sa phrase, nous retourne et se met à me suçoter le lobe de l'oreille.
« C'est quoi ? »
« Aucune importance, pourvu que je puisse continuer ce que j'ai enfin pu commencer ! »
Il recommence à lécher mon oreille et commence en même temps à m'ouvrir mon jean taillé pour moi sur-mesure. Il a l'air de savoir s'y prendre. Après l'avoir ouvert, il le fait descendre lentement le long de mes cuisses. Il promène ses doigts sur mon ventre. Je tourne la tête pour parler :
« Quoi encore, Jun ! Je ne peux pas être au calme pour te faire l'amour ? »
« Faudrait juste... » Je réalise ce qu'il vient de dire. « ME FAIRE L'AMOUR ? »
« Bah, oui, les hommes qui s'aiment se font l'amour en général ! »
« Qui s'aiment ? »
« 'Kay...J'arrête, j'ai compris ! »
Il se relève, me laissant en plan.
« John, attends, écoute-moi ! »
« Quoi ? » me dit-il d'un ton orgueilleux tout en se retournant à nouveau vers moi.
« J'ai jamais dit que tu devais t'arrêter! Seulement, j'ai été surpris par ta spontanéité. Mais, faudrait juste que tu... »
« Quoi ? Que je mette un préservatif ? »
« LAISSE-MOI FINIR ! »
« Désolé ! »
« Que tu ailles fermer la porte à clé ! »
Il se met à rire et se dirige en direction de la porte. Il l'ouvre. Et crie dehors :
« QUE PERSONNE N'ESSAYE PAS DE RENTRER, OU IL VA ETRE CHOQUE! »
Il pénètre à nouveau dans la pièce et ferme la porte. Je suis rouge tellement j'ai honte de ce qu'il vient de faire.
« Alors, content ? » me demande-t-il en se baissant sur moi.
Dans un coup d'expert, il baisse mon boxer et me souffle sur mon sexe. Je retiens un gémissement. En l'entendant, il donne un petit coup de langue sur celui-ci. Il me prend « enfin » en bouche. Et commence une série de vas-et-viens. Je me laisse aller à gémir de bonheur. Il accélère la cadence et plus ses accoups se font rapides plus je me sens près de la délivrance. Il me finit très rapidement, et dans un tour de passe-passe, je lui retire à lui aussi son jean et son boxer. Lui, pendant ce temps, s'affaire à ouvrir sa chemise. Après notre occupation d'ouverture terminée, je peux toute suite, voir son état, il bande comme un malade. Il me dit sensuellement :
« Tu te sens prêt ? »
« Hum...Hum ! »
« Assis, coucher ou... »
« Jooooohn, putain, je m'en fous, sois plus romantique et prends-moi bordel, je ne vais pas attendre encore des heures que tu saches comment tu vas me faire l'amour ou bien ?! »
« Désolé ! »
Il me retourne aussi vite que ce qui est possible de la main d'un homme. Se couche sur moi dans une douceur qui lui ressemble et se positionne sur moi. Enfin je crois. J'attends toujours. Qu'est ce qu'il fout ?
Je tourne la tête à m'en démettre la nuque et vois qu'il est entrain de mettre une capote. Il me regarde et me souris :
« T'en fais pas, je me dépêche ! »
Je me recouche confortablement, et plus vite qu'il en faut pour dire ouf, je sens quelques choses s'enfoncé en moi. Je ne réagis pas comme je voudrais et crie :
« Aiiiiie, tu me fous quoi là ? »
« Ehhhhh, calme-toi, fais-moi confiance, détends-toi ! »
Je sens que cet « intru » est seulement son index. Il le laisse sans bouger pendant plusieurs minutes et après que je m'y suis habitué en mets un deuxième. Je ne sens même pas la différence. Il en rajoute un troisième. Quand il voit que je ne bronche pas. Il les retire et se replace une ultime fois sur moi puis s'engage légèrement en moi. Ça par contre, ça me fait mal...Je gémis de douleur et il commence à me caresser le corps et m'embrasser les omoplates. Ses caresses deviennent de plus en plus lentes et romantiques. Mon mal se calme avec elles. Il s'enfonce encore un peu en moi. Cette fois, je supporte et lui souffle :
« Vas-y... »
Il me laisse décider et s'enfonce entièrement en moi. Lorsqu'il est arrivé au fond, il reste ainsi quelques secondes et repart en sens inverse dans un soupir de bien être. Il ne se retient plus, il revient et repart de plus en plus fort, m'arrachant de plus en plus souvent des gémissements intenses. Je sens son regard sur mon dos et sur mon tatouage en forme de serpent sur ma nuque. Il se baisse et me l'embrasse avant de se glisser une dernière fois en moi. Il se déverse en moi dans un cri de délivrance pour lui et un gémissement de pur bonheur pour moi. Il se retire quelque temps après. J'apprécie ses derniers instants en moi. Lorsqu'il se retire, je me retourne sous lui et il se couche sur moi à nouveau. Après avoir retirer son préservatif. Je le remercie en lui offrant le baiser le plus tendre et frais que je n'ai jamais fait. Il niche sa tête dans mon cou et se laisse aller au sommeil pendant que je réalise que l'homme qui m'attire depuis notre première rencontre, vient de me faire l'amour comme on me l'avait jamais fait ! Je tourne ma tête en regarde notre loge, je remarque seulement maintenant les traces de son amour pour moi.
-C½ur en plastique qu'il a collé contre mon miroir lorsqu'on a commencé les défilés ici, il y a cinq jours. « Ils ne sont pas beaux mes c½urs ?!? » m'avait-il dit lorsque je suis rentré dans la loge.
-Le bouquet de rose qu'il a posé en arrivant ici, sans me donner d'explications. « D'une admiratrice » m'étais-je dit.
-Sa lecture du moment : Roméo et Juliette.
-Son nouveau pull, I <3 You, qu'il a acheté avec moi.
-...
Je m'imagine seulement maintenant ce que représentait le paquet de capotes qu'il laissait dépassé de son manteau.
Fin du Flash-Back :
Pourquoi je pense à ça moi maintenant ? John, John, John, quand vas-tu revenir de Singapour?
John est plus là, il est à Singapour, il faut que j'arrête de penser à lui et je continue de vivre. Avec ou sans lui ! En ce moment, ça à l'aire d'être, sans lui.
P.O.V Timo :
Je me retourne et le regarde dans les yeux, ils sont magnifiques..
Je ne veux pas détacher mes yeux des siens, je me rapproche petit à petit
Il le voit, mais ne bronche pas.
Je colle nos lèvres et un frisson parcours mon corps agréablement. J'essaye de me décoller, confus de mon geste, mais il positionne ses mains dans ma nuque de façon à faire durer le baiser.
Je le pousse contre la vitre, et l'embrasse langoureusement, nos langues se mêlent et se démêlent à n'en plus finir.
Ses jambes se frottent contre les miennes, rendant mon boxer largement trop petit pour l'heure.
Je descends mes mains sur ses fesses et les caresse, mes mains approchent du bord de sa ceinture et la défont, son pantalon tombe presque immédiatement.
Je caresse ses cuisses et lui m'embrasse me lèche et me mord le cou, c'est pas spécialement sentimental...J'aime ça.
Ses mains sont dans les poches arrière de mon baggy qui, lui, descend rapidement jusqu'à mes chevilles, nous sommes en boxer et T-shirt... Je ne sais pas si ce que l'on fait est bien, mais je ne reviendrais en arrière pour rien au monde...
Mes mains vont se loger sur ses hanches et soulèvent son T-shirt me laissant découvrir son torse musclé.
Son T-shirt et complètement ôté, il s'attarde sur le mien et nous voilà tous les deux en boxer.
Mes chaussures et les siennes ont rejoint le coin de la pièce depuis un petit moment.
Il revient prendre ma bouche et en quémande l'entrée, je lui accorde et ma main est sur son boxer, frôlant son sexe à travers ce fin tissu, ce vêtement qui est bien trop petit pour ce qu'il contient.
Je l'ôte d'un vif mouvement et je perçois un gémissement contre ma bouche.
Je n'ai pas le temps d'analyser que mon boxer a rejoint le sol, je descends et mon visage est au niveau de sa verge.
Elle est tendue et il gémit de frustration, je donne un vif coup de langue sur le gland et attend la réaction, il est rouge et la sueur perle sur son front, il prend ma tête entre ses mains et me fait le prendre en bouche rapidement.
Il sursaute à cette intention procurée en quelque sorte par lui-même, il a les yeux clos et la bouche entrouverte, tout simplement envoûtante... sexy...
Je continue mon mouvement et mords parfois son gland, il gémit à chaque entrée de son membre dans ma bouche, c'est terriblement excitant...
Il éjacule dans ma bouche, j'avale rapidement et revient l'embrasser, mes lèvres ont encore un peu de sa semence, il les lèche et me pousse brusquement sur la table où je coupe les tiges, en espérant qu'il n'y est pas d'épines é__è
Il s'approche de moi, se colle comme s'il ne voulait faire qu'un, et je crois que c'est ce qu'il désire, ne faire qu'un avec moi...
Je suis son sextoy... et autant le dire, ça ne me déplait pas =S
Il écarte mes jambes et se faufile entre, je sens son membre durci contre ma cuisse et ai un hoquet de surprise, encore O_O..
Il me regarde avec amusement et vient suçoter mon lobe, mon pouls s'accélère, je sens l'envie monter, ma fierté déjà au garde à vous depuis un moment ne cesse de croître dans son excitation.
Il descend sa bouche vers ma mâchoire et y dépose de doux et microscopiques baisers, je gémis d'impatience face à ces intentions.
Il se rapproche encore et je sens son membre contre le mien, je soupire d'aise et attends ce qui va suivre...
Il m'allonge délicatement et commence à entrer en moi, je ferme les yeux et me crispe un peu de douleur, il me regarde et se stop, il a peur, je le vois...
«Va... vas-y !!»
«Sur ?!»
Je ne réponds pas et passe mes jambes de chaque côté de son corps, je l'encercle et le fait me pénétrer violemment, je me crispe et lui aussi.
C'est un plaisir inouit, inexplicable et inimitable...
Ses vas et vients accélère au fur et a mesure, de nombreuses gouttes perlent de nos fronts, nous avons chaud, mais peu importe, nous prenons du plaisir !!
Il accélère, ça en devient bestial, ses coups de reins sont violents sans aucune douceur, mais sa me procure du bien, il fait un énième coup et atteint ma prostate dans un cri rauque, je sens un liquide coulé en moi... Il continue ses vas et vients et j'arrive à l'orgasme moi aussi, il se retire et je m'assois face à lui, toujours mes jambes encerclant sa taille, je l'attire et l'embrasse du bout des lèvres, il me regarde des étoiles dans les yeux...
«Merci *-*»
«Il n'y a pas de quoi ^^'»
Je lui fais un bisou et me relève...
P.O.V. Jun:
Wouaw, magnifique. Je ne sais pas si j'ai vraiment réfléchi avant de passer à l'action. Mais, cette fois, mon absence ma valu un tel bonheur que je n'ai pas à me plaindre!
Je me retourne et retourne vers le lieu ou nos habits se sont rassemblés comme par enchantement.
"Timo, tu me fais extrêmement penser à quelqu'un."
"Oui, moi aussi, tu me fais penser à quelqu'un, mais qui..."
"Moi, je sais à qui tu ressembles."
"ah ouais?" me demande-t-il en rattachant son pantalon.
"..."
"Okay, j'ai compris, point sensible."
"Ouais..."
Il vient m'embrasser sur le coin de la bouche.
"Que je ressemble à ton chien ou à ta grand-mère, je te remercie pour ce moment."
À ce moment, un client rentre dans la boutique et un ding dong retentit dans la pièce.
"Tu m'attends là? J'en ai pour cinq minutes!"
"Okay, je t'attends!"
Il sort de la pièce et j'entends la discussion entre lui et une certaine Véronique qu'il connaît bien apparemment.
Flash Back:
"Je t'appelle en arrivant à Singapour, okay?"
"Okay!" Je lui réponds les larmes aux yeux.
"Ehhhhh, Jun, je reviens bientôt, cette année va passer vite..." dit-il pour se convaincre lui-même.
"Toi-même t'y crois pas un mot."
"..."
"Vas-y, tu vas louper l'avion, tu m'appelles alors!"
"Bien sûr!"
Il m'embrasse une dernière fois et me dit un petit "je t'aime » au creux de l'oreille. Il se retourne et part vers la porte d'embarquement. Après seulement quelques secondes loin de moi, il fait déjà un sourire aguicheur à l'hôtesse. Il passe la porte et m'envoie un baiser dans les airs en posant sa main au niveau de sa bouche. Je lui réponds par le même geste.
Fin du Flash-Back.
Jun, jun, jun, tu sais très bien que ça fait trois mois qu'il est là-bas et qu'il t'a toujours pas appelé. Laisse tomber, il t'a oublié.
Timo revient dans l'arrière-boutique. À ce moment, mon portable sonne. Je le sors de ma poche et regarde le numéro affiché:
"<3<3<3"
John? Est-ce vraiment possible?
"J'en ai pour deux minutes Timo, je réponds juste."
"Pas de problème"
"Allo, John?"
"Eh, Jun!! Ça va? "
"Bah à part que j'attends ton appel depuis plus de trois mois, oui ça va bien!"
"Je suis désolé, j'ai eu des problèmes de papier. Il ne voulait pas me laisser entrer à Singapour, et l'agence ne pouvait rien faire. Après j'ai perdu mon portable, mais en fait, il était tombé de ma poche à l'hôtel, enfin bref, et à cause de mes papiers, je peux pas rester plus longtemps à Singapour, je reviens à Paris. Enfin plutôt, je suis à Paris. J'aimerais te revoir, tu me manque!"
"Écoute, John..."
"T'inquiète pas, je comprends!"
"John, t'es toujours aussi borné, laisse finir les gens! Tu ne changeras jamais!"
"Eh bah, non, John restera John!"
"Alors, écoute-moi bien! Je t'en veux encore beaucoup de ne pas m'avoir appelé, l'histoire du téléphone n'aurait pas dû t'empêcher de m'appeler. Mais tu me manque aussi! Normalement, j'ai un rendez-vous ce soir, mais, si ça tiens qu'à moi, je l'annule pour toi."
"Mais, non... On pourra se voir demain"
"Non, aujourd'hui, j'attends de t'entendre depuis trois mois. Je veux te voir aujourd'hui, pas dans 10 ans."
"Okay, t'es ou là?"
"Dans l'arrière-boutique d'un fleuriste ou j'ai ..."
"Ou t'as?"
"Rien laisse tomber!"
"Bon, on se voit à "notre" restaurant! Okay?"
"Okay, je peux amener quelqu'un, je veux te présenter quelqu'un!"
"Une conquête? "
"Hummmm, 19h30 à "notre" resto'!"
"Okay, à t'à l'heure! Je t'aime"
"Bisous! Moi aussi"
Je raccroche, regarde mon portable et lève les yeux sur Timo:
"Celui qui te ressemble au téléphone!"
"Hmmmm, ton copain, c'était ton copain?"
"Euh, on peut dire ça comme ça!"
"Et t'as couché avec moi pourquoi? Par ce que je lui ressemblais?" me dit-il énervé.
"Non..."
"Pourquoi alors?" me dit-il d'un ton mi-triste, mi-énervé.
"Parce que j'ai été attiré par quelqu'un à ce point, deux fois dans ma vie. Par Johnatan et par toi!"
"Hmmm..."
Un ange passe. Personne ne parle. On se regarde dans les yeux avec envie.
"Comme t'as entendu, je t'invite au resto avec Johnatan ce soir! Tu es libre?"
"Ça doit pouvoir se faire!"
"Okay, alors on a rendez-vous dans 4h30 avec John, mais j'aimerais être avec toi un peu avant." lui dis-je en m'avançant près de lui et lui attachant ses lèvres aux miennes.
On s'embrasse plusieurs minutes ainsi et lorsque je me retire, il me dit simplement:
"T'es sûr que tu peux le faire avec..."
Il ne peut pas finir que je l'embrasse déjà à nouveau. Je le tire ensuite vers la boutique. Lorsqu'on passe à côté de la table de travail, je prends ses clés. Je l'attire ensuite vers la porte. Le pousse dehors et ferme la boutique à sa clé. Je le tire ensuite dans mes bras et lui dit doucement:
"John m'abandonne trois mois sans nouvelle. On se demande pourquoi!? Moi j'ai aussi le droit de prendre du bon temps avec quelqu'un qui m'attire et dont je connais déjà beaucoup." Je lui dis dans un clin d'oeil.
"Tu pense à un ménage à trois?" me demande-t-il ironiquement.
"Si tout le monde était fidèle qu'est ce qu'on se ferait chier!* Non ?"
*Phrase tirée du livre Septembre, écrit par Nicolas Pages.
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