Cake and Sodomy
« Linke...! Linkee..!! LINKEEE !!! »
Quelle est la voix ô combien mélodieuse qui me réveille avec tant de douceurs?
J'ouvre avec peine mes yeux, regrettant déjà de le faire, au vu du visage impatient de David à cinq millimètres du mien. C'est qu'il m'a éclaté les oreilles ce petit fils de pute!
« Que me vaut l'honneur de ta présence dans ma noble chambre? »lui dis-je d'un ton ironique. Je me relève légèrement et le regarde d'un air méprisant.
« Cher ami, je viens te quérir car ma tendre et douce arrive sous peu, et j'aurais grand besoin de ton aide afin de lui faire honneur d'un cake! » répond-t'il avec plus d'emphase.
« Mais qu'est-ce que ca peut me foutre? » dis-je en me recouchant, bénissant l'inventeur de l'oreiller.
« Linke... Fais pas chier, t'avais promis que tu m'aiderais! »
« Roooh.. Tu m'énerves » dis-je en me relevant pour de bon.
Je me lève à contre coeur, mets un jeans – hé oui, bavez bien, j'étais en calbute - et descends l'escalier pour le rejoindre dans la cuisine. Parce qu'en plus de me réveiller pour les beaux yeux de sa chérie, il ne m'attend même pas. Tss, ami indigne!
Si vous ne me connaissez pas, ce qui me paraît presque impossible, puisque je suis monstrueusement beau. Je m'appelle Linke, bassiste de Nevada Tan, si vous ne connaissez, vous êtes incultes, c'est tout. Lui, c'est David, le guitariste, et très accessoirement mon meilleur ami. On se connaît depuis le début du groupe. Sa copine, Mary, doit venir ce soir, et puisqu'il ne sait pas cuisiner le pauvre petit à besoin de moi.
Bref, une fois dans la cuisine, et après un café bien mérité, je le regarde s'activer sous mes ordres – hmm, j'aime commander! – prendre les ingrédients nécessaires pour un bon cake. Bien sûr, il faut que ce soit moi la seule personne sachant faire des cakes que tout le monde trouve excellents, bien qu'ils ne me gratifient que d'un « mangeable ».
« David... » dis-je en voyant qu'il ne m'écoutait plus du tout.
« Ouiii? »
« Expliques-moi pourquoi tu as sorti le pot de nutella et que tu en manges à la cuillère, sans m'en proposer? »
« Ferme les yeux et ouvre la bouche...Et une cuillère pour maman! » fait-il avec un immense sourire innocent.
Je m'exécute, en m'attendant un petit peu de gentillesse de sa part, mais non, il m'étale le contenu de la cuillère - bien remplie – sur le visage.
« CONNARD!!! »
Je me tourne vers lui empoignant le premier projectile qui est à ma portée, en l'occurrence une spatule. Il l'esquive malheureusement, riant comme un sagouin.
« Hmmm, t'es sexy comme ça! » me dit-il avec un clin d'oeil aguicheur.
« Et toi tu trouve ça drôle? »
« ... »
« En même temps, tu ne m'as jamais vu recouvert de chocolat fondu... »
« Je veux bien voir ça! » sourit-il
Et ce « gentil » garçon en rajoute une couche, de nutella bien sûr, en l'étalant rapidement sur mon torse. C'est froid, ça me fait frissonner.
« Oh il a froid le petiot !?! » se moque David
« Ok... Tu veux jouer à ça? Tu n'sais pas à qui tu te frottes! »
Je prends une poignée de farine à défaut d'autre chose et la lui envoie dans les yeux. Il éternue et me foudroie du regard. Il reprend le nutella, et m'en met sur le nez. Commence alors une bataille sans merci dans toute la cuisine. David se transforme en nuage de farine et moi, la farine collant au nutella, je suis dans un triste état. Ma sublimissime beauté ainsi gâchée, quel dommage!
Le traître bat en retraite, il sort de la cuisine et ouvre la porte à la volée. Il court comme un con dehors toujours plein de farine. Heureusement, il est tard et personne n'est dehors. Enfin quoique cela aurait pu être drôle. Bref, toujours est-il que je le suis brandissant sauvagement mon paquet de farine. David se réfugie dans le garage. Pour le surprendre, je rentre dans ma maison et fait un détour pour rentrer dans le garage depuis l'intérieur. Discrètement, je me faufile pour arriver derrière lui et je lui renverse le contenu du paquet de farine sur la tête. Maintenant, c'est moi qui ris...
David n'a pas l'air d'apprécier. Il avance dangereusement vers moi, un petit sourire inquiétant en coin. Je recule, jusqu'à ce que ma voiture me stoppe dans ma fuite. Par contre, David ne s'arrête pas, jusqu'à ce qu'il me colle contre la voiture. Il rit, et constatant le ridicule de la situation, je me joins à son hilarité. Dans un éclat de rire incontrôlé, nos lèvres se joignent. Je retire tout de suite ma tête, et je rigole gêné par son étrange regard. Que de sous-entendus! Je sais que je suis irrésistible, mais tout de même, il pourrait arrêter de me fixer avec autant d'insistance. Il rebaisse la tête et pose ses lèvres sur les miennes. Pourquoi je ne le repousse pas? Très bonne question. Joker...! Ce que je sais, c'est que ce n'est pas désagréable.
Bon, c'est pas que c'est nul hein, mais moi j'aime l'action! Je passe ma langue sur ses lèvres, quémandant l'entrée à sa bouche. Il a le goût de nutella, on ne se demande même pas pourquoi...
Cela devient plus fougueux. Je m'assieds sur le capot de la voiture. Lui se rapproche de moi en venant entre mes jambes. Je passe ma main derrière sa nuque pour approfondir le baiser. Il se laisse faire. Tiens donc, je croyais qu'il avait une copine le coquin. Mais qu'est-qu'on en a à foutre de cette « Mary »?!? Une petite main me répond en se posant sur ma hanche: rien.
Son t-shirt devient encombrant lorsque je me mets en tête de redessiner chacun de ses traits. Très vite, on ne sait comment, il se retrouve parterre derrière David. Je me couche sur le capot, invitation subtile à plus de gourmandise. Il comprend la proposition implicite et, avec un petit sourire pervers qui lui va particulièrement bien, moins qu'à moi bien sûr, il se penche sur moi. Il commence savamment à enlever le nutella de mon torse en y passant sa langue. J'aurais presque envie de gémir...
Il descend dangereusement vers un point sensible de l'anatomie masculine. Mes mains se perdent dans ses cheveux alors que je prie pour qu'il avance au lieu de me faire pareillement languir. Expliquez-moi où le naïf petit David a été trouver de telles idées? Sans que j'aie besoin d'exprimer mon désir, il continue sa lente progression, toute en entrouvrant mon pantalon avec ses mains expertes. Sa bouche s'aventure de plus en plus bas sur mon aine. Je lève mon bassin pour qu'il puisse retirer légèrement mon Levi's. Il ne fait pas les choses à moitié, il a descendu en même temps mon calbute. Je bloque ma respiration lorsqu'il pose ses lèvres humides sur le point fatidique...
« Chéri?!? »
Mary, si vous avez oublié, la copine de David, entre dans le garage. Ses yeux sont semblables à deux boules de billard et sa bouche est grande ouverte à s'en décrocher la mâchoire. Elle sort un petit cri d'indignation en voyant la scène: son copain la tête entre les jambes de celui qui est sensé être son meilleur pote, couvert de farine et de nutella.
« SALE PETIT CON! » hurle-t-elle avant de tourner sur ses talons – d'au moins quinze centimètres- et de partir en pleurnichant, sûrement pour appeler un nouveau copain potentiel.
David relève la tête et regarde la porte se refermer sur celle qui est dorénavant son ex. Je vois sa pomme d'Adams bouger comme s'il ravalait sa salive. Là, j'espère pas qu'il court après son (ex?) chérie, d'une part parce qu'elle est conne, et d'autre part parce que j'aimais bien l'idée qu'il avait en tête avant qu'on soit interrompu. En plus, s'il arrêtait, la situation serait incroyablement gênante autant pour lui que pour moi. Alors, croisons les doigts!
David plonge son regard dans le mien, impassible.
Ho...ho.
Il inspire, lève un sourcils dubitatif et dit:
« Oups... »
Puis me fait un sourire éclatant et reprend ce qu'il avait commencé. Il se rebaisse à la hauteur de mon bas ventre, et recommence à me faire languir. Il me prend en main mais après un gémissement de mécontentement de ma part, il substitue ses mains par sa bouche, effleurant d'abord, suçant franchement ensuite. Il commence quelques vas-et-viens à damner un saint. On dirait qu'il a fait ça toute sa vie! Lorsque je me sens arriver à mes limites, je le stoppe dans son élan en lui saisissant les épaules pour le ramener à ma hauteur et l'embrasser sauvagement.
Je me relève du capot pour inverser les rôles. C'est que je perdrais ma fierté à me laisser faire par ce gentil et joli guitariste! Je me mets debout, lui souris, d'un sourire plein de sous-entendus, lui le comprend très bien et se laisse faire. Je le retourne sur la voiture, lui embrasse le dos depuis les omoplates jusqu'aux reins. Je passe mes mains sur son bas ventre, pour lui détacher son jeans. J'ouvre le premier bouton, le laisse languir un moment pour me venger de lui. Puis un deuxième, un troisième pour enfin arriver au dernier. Je laisse son pantalon, descendre le long de ses cuisses. Je passe mes mains dans l'intérieur de ses cuisses alors que ses mains s'agitent sur ma nuque. Je remonte mes mains, les passent sur ses fesses, et enfin descends son boxer noir. Il étouffe un gémissement – je sais, je suis un expert - tout en continuant à me presser contre lui.
Je prends un peu de farine se trouvant encore sur le capot, et en enduis mes doigts. Je lui introduit un premier doigt. Il ne se retient pas de crier. Et ses ongles s'enfonce dans ma peau. J'essaye de ne pas lui faire trop mal, mais s'il veut avoir du plaisir plus tard... Après qu'il se soit habituer à mon intrusion, j'en ajoute un deuxième. Ce cri-là se fait déjà moins perçant. Je l'embrasse sur l'épaule pour qu'il calme, ce qui marche, alors je glisse mon dernier doigt en lui. Il gémit de plaisir. Avec ma deuxième mains, je reprends de la farine sur la voiture et m'en mets sur mon sexe durci par l'envie.
« T'es prêt mon grand? »
Pour seul réponse, il me donne un violent coup de bassin, qui m'encourage à continuer. Je m'enfile en lui dans un gémissement de douleur de sa part. Je m'arrête et lui souffle dans la nuque. Après quelques minutes de calme, je sens qu'il se détend. Je m'enfonce entièrement en lui, puis il m'indique lui-même que je peux continuer en commençant à se tortiller sous moi. Je commence par un léger mouvement de vas-et-viens qu'il apprécie tellement qu'il en redemande en donnant un coup de bassin, plutôt violent.
« Hnn...plus fort! Enfin...si t'en... es capable... »
« Ok... Tu veux jouer à ça? Tu n'sais pas à qui tu te frottes! »
Oui, je sais, j'ai déjà dit cette phrase.
Je me retire pour et entre une nouvelle fois en lui, le plus violemment possible pour lui montrer de quoi je suis capable. Il ne faut pas me vexer...! Il gémit sous le coups. Je continue ainsi durant plusieurs minutes, augmentant le rythme et du même coups la cadence de ses gémissements.
« Alors... c'est... qui le... plus fort? »
« Moi...Hnnn!!! »
Je saisis son érection fermement et commence à faire des vas-et-viens à chacun de mes à-coups. Je le sens partir. Je continue, toujours de plus en plus vite et de plus en plus fort. Je suis presque à bout , mais je me retiens. Foutue fierté mal placée! Dans un dernier grand coup, il vient dans ma main, gémissant mon nom, ce qui me fait atteindre les limbes de l'extase. Je reste en lui encore quelques temps, le souffle court, savourant ces derniers instants de purs plaisirs.
Je me couche, moi aussi sur le capot. Lui se roule sur le coté pour me voir. Je le prends dans mes bras pour nous poser à terre. Mon jeans lui servant de coussin, tandis que je pose ma tête sur son torse. J'entends encore son coeur battre rapidement.
« Alors, le plus fort? J't'en ai donné des émotions... »
« Chestoileplusfort.... » souffle-t-il tout bas dans mon cou.
« J'ai pas bien compris!?! »
« C'est toi le plus fort... » reprend David.
« Ah bah voilà!!! » souris-je, tout content.
On reste comme ca, un moment, David s'endort sous moi, ses battements de coeur et sa respiration sont réguliers, c'est apaisant. Après quelques minutes, incapable de m'endormir, je me lève et vais me doucher, repensant à ce qui vient de se passer.
Est-ce que j'ai vraiment vécu ça?
Pourquoi lui?
Pourquoi un mec?
Parce que je suis gay?
Comment savoir?
Et pour lui, c'était quoi?
Je me regarde dans le miroir de la salle d'eau, tout en me posant ces questions. Incapable d'y répondre seul, je sors. Je sens la frustration pointer en moi. Je vais m'asseoir sur un tabouret de la cuisine. Je pose ma tête dans mes mains me questionnant sur l'attitude à avoir envers David, quand une soudaine envie de café me prend. Je me relève et m'en prépare un, lorsque je sens deux bras m'entourer la taille et un menton se poser sur mon épaule. Inconsciemment, je souris. Il dépose une myriade de petits baisers tout le long de ma mâchoire, faisant naître un frisson au creux de mes reins.
Je me retourne, il me sourit, je l'embrasse.
Ce geste ne m'apporte peut-être pas beaucoup de réponse, mais il me réchauffe le coeur.
David: ami ou amant? Il n'y a que lui qui pouvait y répondre, et il l'a fait de la plus belle manière qui soit.
Quelques jours plus tard, sur le réfrigérateur:
Post-it 1:_______laver la voiture un de ces jours.
_________________Linke
Post-it 2:________________________________réitérer l'expérience du garage... :)
_________________________________________________David
Post-it 3: __________Prendre des nouvelles de Mary!
__________________Linke
Post-it 4: _____________________(Oh la pauvre!!!)
___________________________________David